lundi 7 septembre 2015

Synthèse

                                                     Synthèse.
            Idris Aberkane, vient de me signifier par courriel qu’il est important ces jours-ci de faire des synthèses. Ceci m’a motivé à en faire une.
            L’autre jour, quelqu’un m’a dit que je gaspille mon énergie et mon talent en pensant à trop de choses et en écrivant similairement.
            Cela m’a permis de faire une nouvelle synthèse, pour me ramener à l’essentiel, pour moi, soit la philosophie, que j’étudie en amateur pour le moment.
            Avec Buckminster Fuller, dès 1960 ( et bien avant mais plus clairement en 1969 dans le Manuel d’instruction pour le vaisseau spatial terre), l’énergie ne peut décroître et le savoir ne peut que s’accroître. Il a dit, et je suis d’accord : «  You can’t better the world by simply takking to it. Philosophy to be effective must be mechanically applied.”
            Il proposait la réforme de l’environnement plutôt que celle de l’humain.
            Le philosophe André Moreau que je respecte aussi, parle aux gens, comme Fuller d’ailleurs. Mais il ne change pas l’environnement, il change l’humain en leur suggérant de se donner une identité basée sur l’être, ce qui demande un gros travail personnel d’harmonie.
            Fuller a écrit le Manuel d’instruction pour le vaisseau spatial terre, Moreau écrit le manuel d’instruction pour le bonheur du capitaine et de l’équipage du vaisseau.
            Les deux auteurs sont donc importants et se complètent.  Il y a beaucoup de ressemblances et quelques différences.
            Un troisième écrivain  m’intéresse. C’est Roméo Bouchard, auteur entre autre de Constituer le Québec, pistes pour une véritable démocratie et de La reconquête du Québec. Esdras Mainville et le modèle Gaspésien. Constatant un déficit démocratique, il propose et inaugure un chantier démocratique pour la reconstruction de la démocratie.
            Le lien entre ces trois auteurs qui m’intéressent est la démocratie. Fuller, dans ses «  Ten proposals for improving the world » identifie dans la quatrième : World democracy by electronic referendum. Roméo Bouchard, parle de la démocratie interactive électronique, entre autre, dans ces livres. André Moreau écrit  au chapître La mégalopole du livre Un univers jovial, page 167 : «  Dans la mégalopole, les assembles délibérantes sont particulièrement nombreuses. «  Qui demande la parole ? », C’est par ces mots que les animateurs engagent le débat entre les groupes qui prônent les idées nouvelles…. » Cela ressemble au principe grec de  l’ecclésia, le droit de parole pour tous à tout moment, si cher au démocrate Étienne Chouard. Puis, André Moreau, plus loin dans ce livre, dit : «  Je crois que la souveraineté populaire devrait s’étendre même aux lois… » (p. 185 et +)
            J’ajoute un quatrième penseur que je viens de découvrir, Idris Aberkane. Il s’adresse au «  décideur politique ou économique, le citoyen étant les deux à la fois par l’expression de son droit de vote politique et de son droit de vote économique, bien plus important, par lequel il donne sn argent, son attention et son temps à telle ou telle entreprise, bien qu’il n’en soit encore aujourd’hui que très rarement conscient. » L’homme et les États, ajoute-t-il, doivent comprendre que le cerveau est une pierre philosophale qui vaut tout l’or du monde.
            Avec Idris Aberkane, la connaissance est infinie. Il a dit cela en 2015 à peu près. Il représente à mes yeux le représentant de la nouvelle vague post –Fullérienne en écrivant aussi que l’humanité doit apprendre à ne pas marcher sur son futur(…)  et lire la nature qui est une bibliothèque au lieu de la brûler.
            Je viens de parler du point commun de la démocratie entre ces quatre auteurs. Il y a des différences. Par exemple, Moreau préfère l’invention de soi à la connaissance… de soi. Pour lui, la chair est sainte, il y a un investissement êtrique à faire, ce qui est étranger au discours normal en démocratie. Moreau est urbain, Fuller parcourait incessamment «  the whole earth » et Bouchard, est un amant des régions, qu’il défend dans ses livres.
            Mais en me concentrant sur le lien commun de la démocratie, je peux faire de la philosophie et me sentir congruent, efficient et économe en énergie et lucide, du moins théoriquement, car où et quand ferai-je des «  ateliers constituants » pratiques  à la Bouchard, quand je lis de la philosophie à la Moreau , par exemple ceci, extrait de L’énergie divine ( 1971) : «  L’énergie divine est ce qui fait que je peux me constituer constituant sans m’essoufler par une vaine quête de ce que j’ai à être. » De plus, lorsqu’il  écrit  que : «  Matière signifie démission. Le monde ne mous résiste que parce que nous nous refusons la puissance » Cela ressemble au discours d’Étienne Chouard, pour qui notre impuissance vient de notre démission à écrire la Constitution. Mais je vois dans Moreau un écrivain majeur de  la philosophie de l’immatérialisme qu’il convient à mon avis d’examiner si on veut vraiment être efficace dans l’écriture de la Constitution en tant que loi fondamentale d’un pays, par des constituants juridiques, qui se sont philosophiquement constitués une identité êtrique solide, plus résistants à la massification.
            Dans la définition de la démocratie, j’ai rencontré au moins 35 caractéristiques, qui vont du matriarcat à la réflexivité au théâtre.
            Ryane Eisler a écrit sur le matriarcat de la société Minoenne, dans son livre : Le calice et l’épée. En cela, elle converge avec le matriarcat de la société Iroquoienne décrit dans La grande loi de la Paix, âgée de 1500 ans sur « l’ Île de la tortue », nom que les Iroquois donnent à l’Amérique globale  qui comprend l’Amérique du Nord, centrale et du Sud.
            Barbara Marx Hubbard a écrit dans son livre Conscious Evolution sur la démocratie synergétique, aussi nommée la synocratie. ( synocracy).
            Le Jovialisme d’André Moreau, la science du design de Buckminster Fuller, le chantier démocratique de Roméo Bouchard  sont unis par le chantier démocratique. Mais par ordre chronologique, c’est le chantier démocratique de Bouchard qui prend le dessus, car les deux autres systèmes de pensée sont loin dans l’empire du futur alors que l’austérité actuelle est à annuler le plus vite possible, pour éviter l’irréversibilité du démantèlement du confort ,  mais à la lumière de l’idée de l’abondance de l’infinie jovialiste et l’immensité énergétique fullérienne , si possible. L’équilibre est souhaité, car agir sans penser n’est pas mieux que penser sans agir. L’équilibre entre la praxis supramentale et la praxis tout court!
            Bien des femmes s’indignent sur la page Facebook du comportement austéritaire anti-femme du Gouvernement actuel.
            Outre relier quelques penseurs-penseures de façon originale,  par  le lien de la démocratie, ai-je moi-même innové? Pas encore! J’ai quelques rêves nocturnes que je note, originaux, mais encore, il y a de l’influence diurne…
            Est-ce que je vais innover dans mon livre-projet : Penser une société joyeuse ? ou dans mon projet d’invention d’une «  langue de la joie »?
            On verra. Merci de votre attention!
                                               CONCLUSION :
            En m’intéressant à Moreau, à Fuller et à Bouchard, je fais de la philosophie et je suis unifié. Suis-je efficace? Pour l’instant, « suis-je » est la meilleure question, suivie de suis-je constituant démocratiquement et «  puis-je » comme troisième question. Mais sachant que je suis la réponse à mes questions, je vais faire une publicité pour faire un atelier constituant avec des citoyen€s !

Claude Saint-Jarre, 07-09-2015

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