mardi 6 mars 2018

Utopie réaliste


Utopie réaliste.

            J’ai été interpelé par l’article récent du comité réplique RVHQ s’intitulant : « Le gaz naturel, une énergie de transition … vers la catastrophe climatique ».

            Je venais de terminer en contraste la lecture du livre de l’architecte William Mc.Donough : «  L’up-cycle Au-delà de la durabilité=Concevoir pour l’abondance ». Il invite à devenir Producteurs de santé, à avoir une empreinte écologique positive (page 50). « Les humains, dit-il sont capables d’inventer des systèmes féconds selon leurs préférences. Ils savent interagir avec le reste de la biosphère en privilégiant la croissance et l’abondance. Ils doivent juste se montrer créatifs. » (page 64)  Il ajoute enfin, page 47 : « (..) Voilà pourquoi nous croyons que 10 billions d’humains peuvent tout à fait vivre confortablement et fructueusement dans un monde Cradle to Cradle. Cette conviction n’est pas une utopie. »

            Nourri de ces écrits, sourire aux lèvres et dans le cœur, je me mets à lire sur les maisons solaires passives qui utilisent 90% moins d’électricité ainsi que les maisons net zéro qui produisent plus d’électricité qu’elles en consomment. (  http://www.lapresse.ca/maison/immobilier/201801/29/01-5151847-une-premiere-maison-certifiee-passivhaus-au-quebec.php  )

            Le sourire s’élargit.

            Pourtant, dans le métro Longueuil, je longe un mur au complet de publicité Énergir qui promet un bel avenir… de gaz naturel, que je sais être polluant et inutile. Alors, je deviens frustré. Le contre message est que c'est un crime contre l'environnement, disent Mc Donough, entériné par le docteur Belpomme dans ses livres. Et cette phrase de Mc Donough donne à réfléchir encore plus: " Quelles magnifiques opportunités s'offriraient à nous si nous élevions nos standards de vie au lieu de les abaisser par respect de limitations auto-imposées!"

            Et puis, je visite des condos, pour explorer les alternatives pour notre habitat.

            Il y a plein de projets qui offrent des foyers jolis qui brûlent du gaz naturel. Les vendeurs nous assurent bien innocemment qu’il n’y a pas de pollution avec ce type de gaz. Ces vendeurs ont le cerveau lavé. Mais le mien a bien remarqué une moue dans mon visage, une absence de goût.

            Théoriquement, je pourrais acheter un tel genre de condo et ne pas me servir du dit foyer.

            Je pense surtout que les nouveaux projets de développement immobilier devraient s’orienter- c’est le cas de le dire- vers le net zéro et ou le solaire passif.

            Et le parti québécois, s’il prend le pouvoir, devrait annuler la Loi 106 sur les hydrocarbures en plus de construire une Loi Environnement-Santé tel que le propose le réseau environnement santé -hélas- Français et pas québécois, pour l’instant!

Référence :




Claude Saint-Jarre 6-03-218

           

La CAQ et les hydrocarbures

https://www.rvhq.ca/la-caq-et-les-hydrocarbures-on-verra/
Et le réseau vigilance hydrocarbures Québec pense que:

https://www.rvhq.ca/2018-pleins-feux-sur-la-transition-pleins-gaz-sur-la-fracturation/

Gaz pas si naturel:


Le gaz naturel, une énergie de transition vers... la catastrophe climatique



Les politiques gouvernementales et les documents d’Énergir (Gaz Métro) indiquent qu’une offre de gaz naturel supplémentaire importante s’apprête à envahir le territoire québécois. Une partie du gaz additionnel, importé ou extrait ici même, avec le soutien financier du gouvernement, serait consommée au Québec grâce à un réseau de gazoducs toujours plus tentaculaire, subventionné par le Fonds vert. Le reste serait exporté sous forme de gaz naturel liquéfié.



Cette offre supplémentaire d’énergie peut entraîner trois conséquences: conversion de systèmes électriques vers le gaz naturel, ce qui est absurde; remplacement du pétrole par le gaz, ce qui correspond à faire du sur-place en matière d’émissions de GES; ou encore, augmentation de la consommation d’énergie, et ici de type fossile. Cette politique représente donc un retour en arrière de trois décennies, une contradiction flagrante par rapport aux efforts de réduction des gaz à effet de serre, et une insulte au bon sens.



Pourquoi favoriser la filière gazière? En Amérique du Nord, seulement un tiers des réserves restantes sont de type conventionnel, et ces réserves sont en voie d’épuisement. Au Québec, il n’existe aucun gisement conventionnel connu; toute extraction de gaz de schiste, de grès, de calcaire ou de dolomie exigerait l’utilisation de procédés non conventionnels comme la fracturation,  ce qui, encore une fois, nous amènerait sur un chemin diamétralement opposé aux cibles.



La fracturation provoque une augmentation notable des émissions de CO2 due à l’utilisation de nombreux camions dotés de moteurs diesel de forte puissance pour le transport des fluides de fracturation, ainsi que de pompes de grande puissance pour la fracturation. Plusieurs études ont aussi montré que chaque puits occasionne des fuites importantes de méthane au moment de l’exploitation et après son abandon. L’impact du méthane sur le réchauffement climatique est 86 fois plus important par molécule que celui du CO2 sur une échelle de 20 ans. Les puits fracturés ont une durée de vie très courte, de 6 mois à 3 ans, et sont ensuite abandonnés. Pour maintenir la production, les exploitants doivent donc sans cesse forer et fracturer de nouveaux puits. Or, tout GES produit a un impact sur l’ensemble de la planète. Au final, cette filière énergétique est aussi néfaste que le charbon.



Le gouvernement a maintes fois réitéré sa volonté d’utiliser les fonds publics pour étendre le réseau de distribution du gaz naturel, financer son utilisation comme combustible pour une partie des innombrables camions circulant au Québec, subventionner des conversions au gaz naturel pour le chauffage des bâtiments et investir dans des projets de gaz naturel liquéfié. Il s’agit là d’une aberration et d’un gaspillage de fonds publics qui profite sans doute à Énergir mais ne sert en rien la transition vers la carboneutralité.



D’autres avenues sont possibles, et elles sont nombreuses. En premier lieu, privilégier l’efficacité énergétique, c’est la voie la plus rentable à court terme. Mais, il y a un mais. Cette filière ne passe pas par de grosses corporations, souvent étrangères, mais par du travail de terrain ayant l’avantage d’offrir de nombreux emplois pour les gens d’ici. En matière de transport des personnes, la transition repose sur l’aménagement du territoire, le transport actif et collectif, la tarification et la fiscalité. Au niveau du transport interurbain de marchandises, la voie du futur est le chemin de fer.



Chose certaine, on n’est pas dans une transition énergétique quand on travaille à offrir toujours plus d’énergie à dépenser, souvent à gaspiller, surtout si cette énergie est du gaz naturel issu de la fracturation. La réduction est la première nécessité.



Bruno Detuncq

Professeur à la retraite de l’École Polytechnique de Montréal

Pour une loi environnement santé

http://www.reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2015/03/Propositions_RES_Loi_Sante_2015.pdf

lundi 5 mars 2018

Roméo Bouchard: À propos du partage des richesses

C'est un bon texte rassembleur quant à moi. Voyez ici le beau commentaire de Clermont Racine:

" Parfait Méo c'est par là qu'on s'en va ! Une sorte de Fraternité Terre Nouvelle à bâtir au cours du prochain siècle!"


Voir sa page Facebook:  https://www.facebook.com/romeo.bouchard36

vendredi 2 mars 2018

Conversion... agricole!

https://actu.fr/normandie/saint-mard-de-reno_61418/a-saint-mard-reno-dans-lorne-ecoeures-pesticides-agriculteurs-convertissent-500-hectares-bio_15680285.html

L'initiative populaire en Suisse et l'agriculture

https://positivr.fr/et-si-la-suisse-devenait-le-premier-pays-europeen-a-abandonner-lagriculture-intensive/?utm_source=sharebuttons&utm_medium=facebook&utm_campaign=mashshare