mercredi 13 juillet 2016

Halte au délire du schiste: Hier dans le Devoir

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/475269/pas-elu-pour-nous-exproprier

lundi 11 juillet 2016

Disons non au projet Énergie Est; une position du réseau vigilance hydrocarbures Québec; bravo et merci à l'auteure!

DISONS NON AU PROJET ÉNERGIE EST
Dans un texte d’opinion paru dans La Presse Plus du 11 juillet 2016, un collectif manifeste son appui au projet d’oléoduc Énergie Est. Ce collectif rassemble des chambres de commerce, un syndicat, des associations industrielles du domaine de la construction et du génie. Vouloir miser sur un grand projet pour créer de l’emploi, c’est légitime, mais encore faut-il choisir son grand projet!
Le texte publié conjugue constats d’ordre général, données hypothétiques, vœux pieux et mensonges.
Je suis d’accord avec les signataires sur certains points, notamment le fait qu’en 2030, 40 % de nos besoins énergétiques proviendront – hélas – encore des hydrocarbures. Mais justement, l’ensemble du Québec, et du Canada, doit travailler à réduire cette dépendance. La construction de l’oléoduc Énergie Est irait à l’encontre de cette volonté.
Comme l’ont montré de multiples études et mémoires, notamment ceux qui ont été présentés aux audiences du BAPE avorté, les retombées économiques d’Énergie Est sont illusoires, alors que les risques environnementaux sont énormes.
Mais les aspects les plus importants – et c’est là que j’appelle le collectif à prendre ses responsabilités – c’est que le projet Énergie Est est incompatible avec la lutte contre les changements climatiques, que la pétroéconomie est vouée à l’extinction à moyen terme, et qu’il est grand temps d’investir argent et savoir-faire dans la transition énergétique. Cette transition énergétique ne peut en aucune façon être soutenue par l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels comme ceux tirés des sables bitumineux et du schiste.
Cessez de prétendre qu’Énergie Est permettrait d’« acheter local » : le pétrole qu’il transporterait (produit pas seulement en Alberta, mais aussi aux États-Unis) est destiné à 90 % à l’exportation, alors que les perspectives des marchés ne sont pas favorables à ce produit coûteux et polluant. Oui, nous avons encore besoin du pétrole pour un temps, mais les entreprises l’achèteront toujours au prix le plus bas du marché.
De plus, la construction d’Énergie Est favoriserait l’augmentation de la production de pétrole des sables bitumineux en amont, et en aval la consommation de pétrole, alors que les scientifiques appellent à une réduction de l’offre d’hydrocarbures.
Vous parlez de développement durable et d’acceptabilité sociale : les citoyens du Québec sont en majorité opposés à l’oléoduc et favorables aux énergies renouvelables.
Vous parlez de renforcement de l’expertise des travailleurs : à vous de les orienter vers l’économie de l’avenir, au lieu de les confiner à des filières sans lendemain.
C’est là votre responsabilité de chefs d’entreprises et de citoyens : au lieu de miser sur des promesses illusoires de contrats juteux à court terme, soyez visionnaires : l’avenir n’est pas dans les hydrocarbures fossiles.

Denise Campillo
Roxton Falls
Membre du regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec

Réclamation d'une voie de contournement hier à Mégantic. Alain Deneault y était. Voici un article de lui sur le sujet.

http://www.revueliberte.ca/content/tu-nas-rien-vu-lac-megantic

vendredi 8 juillet 2016

La réplique du Réseau Vigilance Hydrocarbure Québec

             Fracturation hydraulique sur Anticosti : un laboratoire de pollution
Pétrolia a annoncé que 30 millions de litres d’eau potable seront empoisonnés afin de réaliser trois forages avec fracturation hydraulique sur l’île d’Anticosti[1]. Les liquides de fracturation contiennent des dizaines de tonnes de composés chimiques, jusqu’à 700 produits différents, dont plusieurs sont reconnus pour causer des cancers (cancérigènes), des malformations génétiques (tératogènes), des troubles de la reproduction et des glandes (perturbateurs endocriniens), en plus de tuer les organismes vivants (biocides)[2],[3]. Les liquides de fracturation contiennent également du radon, une substance radioactive[4].
Nos égouts sont du petit lait en comparaison de cette soupe chimique. Aucune usine de traitement des eaux ne peut dépolluer les liquides de fracturation. Dans les endroits du monde où la fracturation hydraulique est encore permise, les liquides de fracturation sont entreposés « de façon sécuritaire » dans des bassins de rétention ou réinjectés dans les puits afin d’éliminer les risques de contamination en surface. Mais ces précautions n’ont malheureusement pas empêché la pollution atmosphérique ni la pollution des nappes phréatiques, en plus de provoquer des tremblements de terre[5].
Au Québec, on innove. Les eaux toxiques de la fracturation hydraulique seront rejetées directement dans le fleuve Saint-Laurent, un écosystème marin exceptionnel, habitat de baleines, de homards, de salicorne et d'autres espèces indigènes des eaux et des rives. Comme si cela n’aurait pas d’impact sur la santé des mammifères marins. Comme si les tonnes de produits toxiques ne se retrouveraient pas dans la chair des poissons et crustacés qui sont pêchés dans le golfe, ni sur les plages et dans l’air qu’on respire sur la Côte-Nord, en Gaspésie et dans les provinces maritimes.
Les « bonnes pratiques » en usage dans l’industrie pour faire de la fracturation hydraulique recommandent de ne pas forer horizontalement à moins de 1000 mètres sous le plancher d’une nappe d’eau souterraine. En effet, les statistiques montrent qu’il n’est pas rare que des failles verticales s’ouvrent dans la roche lors des forages, laissant remonter les gaz et le liquide de fracturation jusqu’à 550  mètres des puits et même davantage. Mais au Québec, on innove. La fracturation est permise à partir de 400 mètres sous le plancher des nappes souterraines[6]. Par ici la pollution!
Des experts ont démontré que l’exploitation des hydrocarbures sur l’île d’Anticosti serait un gouffre financier. L’île n’a même pas les ressources en eau pour fournir l’industrie. Sans compter les infrastructures pour le transport et le stockage du gaz ou du pétrole qui nécessiteraient des investissements publics de l’ordre de 14  milliards de dollars[7]. De plus, un collectif de scientifiques indépendants a démontré que le potentiel d’hydrocarbures présents sur l’île avait été surévalué[8],[9]. Ce ne serait donc pas pour exploiter les hydrocarbures que le gouvernement a permis d’y effectuer des forages avec fracturation. Peut-on penser qu’Anticosti servirait plutôt de laboratoire permettant à l’industrie de tester ses méthodes en vue d’autres exploitations dans des zones sensibles au Québec?
Alors qu’il est interdit aux citoyens de rejeter leurs eaux usées domestiques sans traitement dans un cours d’eau et de laisser tourner leur moteur de voiture au ralenti plus de trois minutes, le gouvernement de Philippe Couillard donne toutes les licences pour que se développe chez nous l’exploitation d’un hydrocarbure au moins aussi polluant que le charbon[10]. Et cela, dans le contexte de la crise climatique, alors qu’il faut tout mettre en œuvre afin de stopper nos émissions de gaz à effet de serre.
Les forages avec fracturation hydraulique sur Anticosti sont bien plus que le sacrifice de « quelques arpents de neige ». Ils sont l’affirmation d’un gouvernement dépourvu de conscience environnementale et de vision d’un développement économique viable à long terme; un gouvernement qui méprise l’expertise scientifique et le droit des citoyens à un environnement sain et sécuritaire.
Louise Morand
Comité vigilance hydrocarbures l’Assomption
Le 7 juillet 2016



[2]              «Does fracking cause cancer and infertility?», The Conservation
[3]              Steingraber, Sandra. Fracking & Public Health. University of Minnesota, Duluth, mars 2013. Alternative Radio www.alternativeradio.org
[4]              Kelly, Sharon. Duke Study Finds A «Legacy of Radioactivity», Contamination from Thousands of Fracking Wastewater Spills. May 8 2016. http://www.desmogblog.com/2016/05/08/duke-university-study-finds-legacy-radioactivity-water-and-soil-contaminated-thousands-fracking-wastewater-spills
[5]              http://www.environmentalhealthnews.org/t/-8845509432960311990; en Colombie-Britannique, des tremblements de terre ont été provoqués par l’usage de la fracturation hydraulique : http://www.radio-canada.ca/emissions/midi_express/2015
[6]              Brullemans, M., Durand, M., Langelier, R.E., Marier, C., Savaria, C. Le règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection ou comment sacrifier l’eau potable pour quelques gouttes de pétrole! Janvier 2016. http://eausecours.org/wp-content/uploads/2016/02/Expertise-du-Collectif-scientifique.pdf
[7]              Pineault, Éric. Mémoire déposé dans le cadre des consultations publiques de l'EES sur les hydrocarbures, Montréal, 16 novembre 2015.
[8]              Hydrocarbures sur Anticosti : Québec aurait en main de fausses données, selon un collectif. http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2015/11/25/010-anticosti-etude-critique-methodologie-collectif-chercheur.shtml#

jeudi 7 juillet 2016

Communiqué de Presse du Réseau vigilance hydrocarbure Québec

Les comités de la région Ouest du RVHQ se sont rencontrés afin de se mobiliser contre le projet de loi 106

Plus d’une cinquantaine de citoyennes et citoyens provenant d’une vingtaine de comités locaux de la Montérégie et de Montréal se sont réunis hier soir à Mont St-Hilaire. Ils ont écouté M. Richard Langelier, juriste et sociologue, leur présenter une analyse du projet de loi 106 qui a été déposé à l’Assemblée Nationale à deux jours de la suspension des travaux de la session parlementaire pour la période estivale.
Un grand sentiment de frustration s’est manifesté au fur et à mesure de la présentation du juriste. Les participants ont nettement eu l’impression que le gouvernement fait la sourde oreille aux demandes des citoyens qui, depuis six ans, appellent à une interdiction de la fracturation visant à extraire du gaz ou du pétrole du sous-sol. Plusieurs participants avaient l’impression que le dossier du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent était chose du passé. Cette impression venait du fait que plusieurs politiciens parlent de moratoire alors qu’aucun moratoire n’a été édicté par les gouvernements successifs depuis six ans.
Aujourd’hui, avec son projet de loi 106, le gouvernement libéral ouvre toute grande la porte à cette exploitation partout sur le territoire du Québec.
De plus, c’est avec étonnement qu’ils ont appris que les municipalités perdraient tout droit sur la gestion de la ressource en eau de leur territoire.
Plusieurs autres points ont fait sursauter la salle. Le reste de la rencontre a permis de prendre connaissance des stratégies envisagées pour contrer ce projet de loi qui sera débattu en commission parlementaire du 16 au 19 août prochain; sur les trente intervenants invités pour commenter le projet de loi en commission parlementaire, on ne trouve aucun groupe citoyen.
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Source :
Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, région Ouest
Contacts :
Marcel Gauthier, coordonnateur interrégional de la région Ouest
gauthierma@videotron.ca - 514-777-7847
Jacques Tétreault, coordonnateur général adjoint du RVHQ
jacques.tetreault@rvhq.ca - 450 261-6151
Chantale Gamache, coordonnatrice régionale adjointe de la région Ouest
gamache-c@hotmail.com

Pour mieux connaître le RVHQ : rvhq.ca

Le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec regroupe plus de 120 comités citoyens du Québec, mobilisés contre l’exploration, l’exploitation et le transport des hydrocarbures fossiles et pour le développement des énergies vertes. Depuis 2010, ces comités ont été particulièrement actifs dans la lutte contre les gaz de schiste au Québec.

Appel de Paris, 164 mesures pour une santé publique adéquate, environnementalement parlant.

http://www.artac.info/fr/appel-de-paris/memorandum/les-164-mesures_000088.html